Diagnostics stationnel et sylvicole

[Dernière mise à jour : 22/09/2008]

La forêt résulte de la coexistence de végétaux, d’arbres, d’arbustes de plantes et d’animaux aux interactions multiples, les espèces végétales et animales étant interdépendantes.

 

       

 

Pour déployer une gestion forestière réfléchie, deux diagnostics préalables s’imposent pour dresser un état des lieux précis de toute parcelle forestière, tant sur le plan écologique qu’en terme de potentialités de production forestière :

 

  • pour choisir les essences forestières adaptées à la station et garantir de meilleures reprises des plantations et une croissance juvénile soutenue des arbres, le diagnostic stationnel observe, analyse et interprète le relief, le climat local, le sol, la végétation, la faune sauvage ; couplés à des informations sur les cartes topographiques et des sols, des sondages sur le terrain et des relevés de végétation permettent d’affiner le bilan hydrique (réserves en eau) et trophique (richesse minérale) pour distinguer les facteurs propice ou limitants
  • le diagnostic sylvicole s’articule autour de différentes analyses inventaire forestier en plein ou par échantillonnage pour connaître la composition et la structure des peuplements, arbres morts (sur pied, chablis anciens ou récents) nombre de semis

 

 

Le Centre de Développement Agroforestier de Chimay s’est toujours attaché, dans ses travaux et lors de ses sessions de formation sur le terrain, à privilégier la réflexion, les échanges et l’apprentissage des diagnostics stationnel et sylvicole :

 

Progressivement, cette rubrique traitant des diagnostics stationnel et sylvicole proposera des documents, dossiers et outils d’aide à l’expertise :

 

Accédez directement à la thématique souhaitée en cliquant sur l'un des liens ci-dessous

 

  • diagnostic stationnel : analyse des contraintes et atouts des facteurs climatiques et pédologiques, reconnaissance de plantes indicatrices, d’habitats, de flore ou faune rares, identification de gibiers ou rongeurs responsables de dégâts aux arbres, appréciation des atouts et facteurs limitants du milieu appréciation de la concurrence potentielle de végétations graminéennes, semi-ligneuses ou ligneuses sur les jeunes arbres …
  • diagnostic sylvicole : compositions et structures des peuplements, méthodes d’inventaires forestiers (total, statistique ou typologique), réception des plants forestiers, reprise des plantations, réussite de régénérations naturelles, repérage et détourage d’arbres d’avenir, désignation et sylviculture dynamique d’arbres objectifs …
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Diagnostic stationnel


 

Lumière en forêt

La lumière exerce de nombreux effets sur les arbres : elle favorise la production ligneuse et oriente la croissance des arbres par phototropisme ; l’alternance jour-nuit influence la floraison et la fructification ; la réduction du jour provoque la chute des feuilles à l’automne. Le forestier doit s’appliquer à travailler avec la lumière pour régénérer, éduquer et former les arbres. Les implications sylvicoles de la réaction des arbres à la lumière sont multiples.

 

Plantes indicatrices

L'observation de la végétation spontanée apporte de précieux renseignements pour l'évaluation des potentialités forestières d'un milieu en venant compléter les informations acquises par l'observation du sol. En forêt, le tapis végétal a eu le temps de se différencier en fonction des caractéristiques écologiques de la station. L'observation des plantes herbacées, semi-ligneuses et arbustives peut aussi guider le boiseur pour diagnostiquer la richesse et le niveau d'alimentation des sols.

 

 

Exigences écologique des essences

Suite au diagnostic stationnel (nature du sol, caractéristiques du climat, altitude, exposition…), une palette d'ESSENCES POSSIBLES peut être arrêtée. En fonction d’objectifs précis recherchés et sur base de considérations économiques, techniques et sylvicoles, l'ESPECE OPTIMALE est décidée. Le choix d’essences adaptées présente de nombreux avantages : assurer la productivité optimale et durable du peuplement, accroître sa résistance aux maladies et parasites et procurer à la flore et à la faune les meilleures conditions de développement en fonction du milieu.

 

  

Diagnostic d'aptitude stationnelle

Les essences forestières à installer doivent impérativement être bien adaptées sur le plan écologique : cette mesure est un gage de réussite à long terme tant au niveau économique (stabilité de production) qu’au niveau écologique (équilibre dynamique des écosystèmes). En fonction d’objectifs précis recherchés et sur base de considérations économiques, techniques, environnementales et/ou paysagères, il est vivement conseillé de choisir une ou plusieurs espèces optimale(s) :

 

  • pour réaliser la bonne adéquation entre les propriétés du milieu et les exigences des essences, il est indispensable d’identifier les niveaux trophiques et hydriques de la parcelle à boiser et de choisir les essences feuillues et résineuses optimales et/ou tolérées sur base du "Guide de boisement des stations forestières de Wallonie (Min. RW, 1994)"
  • pour faciliter le diagnostic, il est possible de se référer à la Fiche diagnostic pour le choix d’une (des) essence(s) de reboisement
  • la compatibilité de chaque essence à introduire avec les contraintes du milieu observé sur le site à boiser pet être vérifiée au moyen du document de référence "Le Fichier écologique des essences (Min. RW, 1991 et 1996)"

 

Diagnostic sylvicole


  

Diagnostic de parcellaire forestier

Pour mieux gérer une forêt ou une parcelle forestière donnée, la fiche parcellaire vise à décrire les facteurs stationnels, à examiner le peuplement, à dégager les points forts et les points faibles, ceci en vue de décider des orientations sylvicoles de traitement.

 

Diagnostic d'évaluation de reprise de plantation

Toute nouvelle plantation doit être surveillée très régulièrement :

 

  • la première année, il convient de vérifier la reprise des plants, éventuellement envisager un regarnissage des vides ou d’autres soins culturaux : rechaussement, tuteurage
  • pendant les trois ou quatre premières années, on visitera les boisements pour observer l’état des plants, pour examiner le développement de la végétation environnante, mais aussi pour évaluer l’efficacité des moyens de protection déjà mis en place
  • la fiche diagnostic reprise de plantation

 

Cette fiche d’évaluation facilite le diagnostic de reprise d’un (re)boisement et aide les propriétaires, gestionnaires et entrepreneurs à décider les mesures nécessaires en cas d’attaques parasitaires ou de pression du gibier.

  

Diagnostic d’évaluation de tailles de formation, d’élagage ou d’émondage

Cette fiche guide tout maître d’ouvrage (propriétaire, gestionnaire ou entrepreneur) appelé à évaluer si des opérations de taille de formation, d’élagage et/ou d’émondage sont nécessaires.

 

 

Ces opérations à but économique visent à donner aux arbres une plus-value suffisante au moment de leur vente pour donner à l’investissement réalisé un taux de rentabilité positif.

 

Leur utilité n’est plus à démontrer : supprimer les défauts de cime (fourches, cimes multiples…) et les grosses branches redressées qui concurrencent la tige principale ; concentrer les nœuds au cœur de la tige et de produire ainsi du bois net de nœuds ; pour certaines essences, en particulier le peuplier, couper les gourmands (réaction sans coupe préalable) et les rejets (réaction suite à une coupe) développés sur le tronc à partir des bourgeons qui proviennent de l'évolution, soit de bourgeons proventifs ou latents, soit de bourgeons adventifs ou de blessures.

 

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