Agroforesterie

[Dernière mise à jour : 04/12/2014]

 

 

Avec le GAL Botte du Hainaut, le CDAF a développé un projet agroforestier dans le cadre LEADER Coopération "Valorisation de l'arbre en champ" en collaboration avec quatre autres GAL partenaires : GAL Pays des Condruses et Gal Racines et Ressources en Wallonie, GAL Pays d'Armagnac et GAL Cévennes en France avec les experts d'Arbre et Arbre et Paysage 32 et de AGROOF. Six actions ont été réalisées :

 

  • échanges des connaissances et compétences respectives
  • expertises préalables du statut et de la valorisation économique de l'arbre en champ
  • audit rural agroforestier des territoires concernés
  • guide de faisabilité de projets agroforestiers
  • vitrines locales de sites agroforestiers démonstratifs
  • site WEB documentaire "TRANSGAL, des projets territoires agroforestiers"

 

En Wallonie, les éléments boisés hors forêts se présentent sous différentes formes en association étroite ou non avec l'agriculture : haies basses taillées, haies libres, brise-vent, bandes boisées ; arbres isolés dans les prairies, aux points d'eau, en bordure des chemins et sur les talus ; alignements entre cultures ou le long des prairies, des routes et des rivières ; boisements en plein, vergers, bosquets.

 

L’agroforesterie concerne la production simultanée au sein d’une même parcelle, d’arbres, de plantes herbacées (cultures ou herbages pour bétail)ou ligneuses, de manière à augmenter la productivité totale par rapport à celle obtenue par un seul usage tout en sauvegardant le potentiel des ressources naturelles :

 

  • les arbres à fruits procurent des récoltes annuelles
  • les arbres à bois constituent un patrimoine qui génère un revenu à moyen ou long terme (20 à 80 ans selon les sites et les essences) : préférer des essences à enracinement pivotant, à feuillage rapidement minéralisé (C/N faible), au couvert léger, à écorce dure et épaisse : peuplier, mélèze, frêne, merisier, noyers, fruitiers (alisier, pommier, poirier...)
  • les cultures intercalaires peuvent être pérennes (pâturage de prairies, vigne, petits fruits) ou annuelles (cultures fourragères : fétuques, luzernes… - cultures maraîchères : asperges, légumes...)

 

 

Suivant leurs structure, composition et finalités, différents modèles agroforestiers peuvent être conservés ou installés, entre autres :

 

  • les formes plus traditionnelles : l’arbre isolé, le bouquet d’arbres, le bosquet, la haie basse taillée ou libre, le brise-vent, le verger, la lisière forestière…
  • des modèles plus novateurs aux fonctions et productions multiples : la bande boisée, arbustive et arborescente, multirangs, épaisse et pouvant atteindre 20 à 30 m de hauteur, assure aussi une protection très efficace contre le vent, sa structure dense présentant un attrait paysager ; l’alignement de feuillus précieux avec des cultures intercalaires ; le taillis linéaire à vocations multiples : la biomasse, le bois énergie, le bois raméal fragmenté, la chimie verte ; ou encore certains boisements de protection à proximité des bâtiments de ferme, d’unités de production de volailles, dans le voisinage d’arboricultures fruitières…

 

Ces boisements agroforestiers peuvent fournir des productions principales rémunératrices (bois d’oeuvre, bois d’industrie ou bois de feu) et/ou associées (petits fruits, miel, tourisme, chasse…) ; il peuvent aussi répondre à des enjeux de protection (amélioration des productions agricoles lutte contre l’érosion ou les avalanches, régulation et épuration des eaux, diversification de la flore et de la faune...), paysagers (camouflage d’un bâtiment, haie vive fleurie…), environnementaux (biodiversité) ou récréatifs (loisirs, détente, tourisme…).

 

Suivant leurs structure, composition et finalités, différents modèles agroforestiers peuvent être conservés ou installés, entre autres :

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  • les formes plus traditionnelles : l’arbre isolé, le bouquet d’arbres, le bosquet, la haie basse taillée ou libre, le brise-vent, le verger, la lisière forestière...
  • des modèles plus novateurs aux fonctions et productions multiples : la bande boisée, arbustive et arborescente, multirangs, épaisse et pouvant atteindre 20 à 30 m de hauteur, assure aussi une protection très efficace contre le vent, sa structure dense présentant un attrait paysager ; l’alignement de feuillus précieux avec des cultures intercalaires ; le taillis linéaire à vocations multiples : la biomasse, le bois énergie, le bois raméal fragmenté, la chimie verte ; ou encore certains boisements de protection à proximité des bâtiments de ferme, d’unités de production de volailles, dans le voisinage d’arboricultures fruitières

Démarche préalable


 

Avant d’opérer une plantation agroforestière, la démarche préalable consiste à analyser ses objectifs prioritaires en termes de fonctions (protection, conservation, paysage…) et de productions (bois et produits associés) ; et le choix des essences optimales est déterminant pour la bonne intégration en champ ou en prairie des arbres et arbustes.

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Bonnes pratiques


 

Pour tout projet de boisement agroforestier, il convient de décider les techniques optimales et les fournitures idéales pour garantir la réussite des chantiers, depuis la préparation du terrain jusqu'à l'application des tailles de formation et d’élagage. En fonction des contraintes stationnelles internes (climat, sol, cultures ...) et externes (bétail, gibier), un itinéraire optimal de plantation est décidé en argumentant les choix judicieux à privilégier.

 

  • le choix des plants et leur réception est primordial ; pour la mise en terre, différentes méthodes peuvent être employées selon que la plantation est réalisée manuellement ou mécaniquement, à la fente ou en potet

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  • face aux pressions éventuelles de bétail et/ou gibier, un dispositif adéquat de protection individuelle ou globale doit être installé
  • de même, l’entretien avec la lutte préventive (paillis, plantes couvrantes) ou directe (binage, désherbage, gyrobroyage) contre la concurrence des adventices doit être raisonnée
  • enfin, des tailles de formation (suppression dès le début de la croissance des arbres des fourches et des grosses branches redressées qui concurrencent la tige principale) et/ou d’élagage (coupe des branches basses, mortes ou vivantes, au ras du tronc) se justifient dans les plantations agroforestières susceptibles de produire du bois d’œuvre de qualité, selon des techniques (matériel efficace et performant) et des périodicités adaptées aux essences, aux densités des plantations et à la grosseur des branches

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Pour ces phases culturales de préparation, d'installation, de protection et d'éducation de boisements agroforestiers, plusieurs fournitures et produits : citons les plants forestiers, les paillages contre les adventices, les protections contre les animaux, les produits phytopharmaceutiques, les engrais... Le meilleur choix est requis ; en effet, les boisements agroforestiers reposent sur un nombre limité d’arbres par chantier : viser donc la qualité avant tout.

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